Domaine de Lafage

L’actualité du vignoble

Kévin Barbet, Vigneron du Quercy // Cave du Pic vert

Lors de la journée dégustation consacrée à Florent Cosme, un jeune vigneron est passé faire déguster ses vins, modestement, sans faire de bruit. Il s’est installé sur le coin de la table en bois, si bien que pendant un moment la cave s’est transformée en salon de vignerons. Comme un mini « off ».

Ce jeune vigneron, c’est Kévin Barbet. Faisons les présentations : Kévin est né entre Pouilly et Sancerre. Il débarque à Figeac (Lot) pour y faire ses études dans le domaine de l’animation. Attiré par les métiers de la terre et le vin « naturel », il change de voie et passe un BTS Viti Oeno par correspondance tout en travaillant au Domaine de Lafage, chez Bernard Bouyssou, dans l’appellation Coteaux-du-Quercy. Son diplôme en poche, Kévin choisit de rester plutôt que de retourner dans le Sancerrois.

Il reprend maintenant les rênes du domaine, progressivement et en douceur, sous le regard bienveillant de Bernard. Le domaine de Lafage c’est une ferme de 36 hectares située à Montpezat-de-Quercy, entre Cahors et Montauban. Les vignes représentent 12 hectares et sont regroupées autour des bâtiments. Les 24 ha restants sont cultivés en prairie ou céréale pour satisfaire l’alimentation d’un petit troupeau de blondes d’aquitaine. Le sol est constitué d’une couche assez épaisse d’argile (plus ou moins jaune selon les parcelles) posée sur un socle calcaire. Cabernet franc, merlot, malbec, gamay, syrah, tannat composent l’encépagement. Des prairies et des haies divisent les parcelles. Pas de voisin en conventionnel à proximité.

Les vignes sont conduites en biodynamie depuis 1991. Les sols sont enherbés un rang sur deux et travaillés en surface. La polyculture et la présence d’animaux sur le domaine sont en accord avec les principes biodynamiques. Le compost est réalisé « sur place » grâce au troupeau de vaches. Pour l’instant les vendanges sont effectuées en partie à la machine (50%). Les fermentations s’enclenchent grâce aux levures indigènes, les élevages s’effectuent en cuve, sauf pour un cuvée élevée en fûts de chêne (non neufs). Les vins sont filtrés (filtre peu serré) et légèrement sulfités (30 à 50 mg de sulfites par litre au final).